Les études en France2020-03-03T18:42:52+01:00

Les études

Le cycle d’étude

Depuis le décret du 5 septembre 2015 les études de kinésithérapie sont portées à 4 ans précédées d’une année universitaire.

Le décret 2015-1110 définit :

Les dispositions générales d’accès à la formation
Les dispenses de scolarité dont certains candidats peuvent bénéficier ;
La durée et le contenu du programme de formation ainsi que les modalités de certification ;
Les référentiels d’activités, de compétences et de formation.
Mise en oeuvre à la rentrée 2016

L’arrêté du 2 septembre 2015 fixe le nouveau programme d’études conduisant au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute et en précise les modalités. Il définit précisément :
Les dispositions générales d’accès à la formation ;
Les dispenses de scolarité dont certains candidats peuvent bénéficier ;
La durée et le contenu du programme de formation ainsi que les modalités de certification ;
Les référentiels d’activités, de compétences et de formation ;
Les unités d’enseignement (UE) à valider conduisant au diplôme.

L’accès aux études

Les conditions d’entrée :
Les candidats doivent être âgées d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission.
Elles doivent justifier :
de l’obtention du baccalauréat français ou d’un titre admis en dispense, ou de la réussite à un examen spécial d’entrée à l’université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires,
ou d’une expérience professionnelle de cinq ans ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale.
Dispositions générales concernant l’accès aux études :
L’admission en IFMK préparant au diplôme d’état de masseur-kinésithérapeute s’effectue après une 1ère année universitaire, prioritairement Paces, et validée dans l’une des 3 filières suivantes :
Médecine (PACES),
STAPS,
Sciences, technologies, santé.
Le nombre de places attribuées aux instituts de formation par filière et par université, fait l’objet d’une convention.

La formation sera partagée en deux cycles de deux ans : le premier cycle étant consacré aux fondamentaux, à l’ingénierie de la kinésithérapie et à des savoirs transversaux (anglais, méthodologie, par exemple), le second étant plus pré professionnel (approfondissement des thèmes précédents et préparation à l’exercice).

L’objectif est de donner à l’issue de ces cinq années d’enseignement supérieur, les compétences pour exercer la profession dans toute sa diversité. En effet, la pratique de la masso-kinésithérapie comporte la promotion de la santé, la prévention, le diagnostic kinésithérapique et le traitement des troubles du mouvement ou de la motricité de la personne ainsi que des déficiences ou des altérations des capacités fonctionnelles.
Référentiel des compétences ds Maseurs-Kinésithérapeutes

  • Comment intégrer des études à partir de 2020

Quel cursus pour remplacer la Paces (première année commune aux études de Santé), dont la suppression est actée pour la rentrée 2020 ?
Le décret définissant les parcours de formation permettant d’accéder aux études de médecine, pharmacie, odontologie (dentaire) ou sage-femme (maïeutique) a été publié le 5 novembre. Vous avez désormais le choix entre plusieurs voies sur Parcoursup.
L’objectif visé, c’est la diversification des parcours des futurs soignants.

Vous pouvez opter pour deux nouvelles voies d’admission dans les études de santé : le PASS et la L.A.S.
Ensuite, pour passer le cap de la sélection, vous devrez plancher sur plusieurs groupes d’épreuves qui seront déterminées par les universités.
Le parcours spécifique « Accès Santé » (PASS) : Vous pouvez choisir, dans une université ayant une faculté de santé, le parcours spécifique « Accès Santé », le PASS, et prendre une mineure qui correspond à vos points forts, le droit par exemple. Si vous validez votre première année de licence, vous pouvez candidater en kinésithérapie. Si vous n’êtes pas admis, vous avez la possibilité de poursuivre en deuxième année de droit.
• La licence avec une option « Accès Santé »(L.AS.) : Deuxième option, choisir une licence d’une autre discipline, par exemple la physique, avec une option « Accès Santé » en kiné. Si vous validez votre année mais sans être admis en kiné, vous pouvez continuer vos études en deuxième année de physique.
Biologie et STAPS : Les accès après une première année de biologie ou de STAPS restent ouverts. Si vous êtes bons dans ces disciplines-là, sachez que celles-ci donnent des bases sérieuses pour se lancer dans des études de santé, foncez ! Si vous ne passez pas le cap de la sélection, vous pouvez continuer vos études en deuxième année de ces filières.

Résumé

L’accès aux formations de kinésithérapie évolue à partir de la rentrée 2020.
Les universités proposeront trois types de parcours :
une licence de biologie ou STAPS comme c’était déjà le cas
une licence d’une autre discipline avec option « accès santé » permettant de candidater en kinésithérapie
ou un parcours spécifique « accès santé » avec une option d’une autre discipline.
Infographie Kinésithérapeute comment ça marche?
Infographie Je veux faire des études de kinésithérapeute
Tout comprendre sur la réforme des Études de santé en 1 minute

Pour mieux aligner la masso-kinésithérapie française avec la physiothérapie internationale, la réforme de 2015 introduit un nouveau référentiel de compétences du masseur-kinésithérapeute diplômé d’Etat.
Ce document présente onze compétences portant aussi bien sur la pratique de la masso-kinésithérapie (compétences « cœur de métier » 1 à 5) que sur la place du professionnel dans son lieu de travail et dans le système de santé (compétences 6 à 11).

Compétence 1 : Analyser et évaluer sur le plan kinésithérapique une personne, sa situation et élaborer un diagnostic kinésithérapique
Mots clés: bilan, diagnostic, pertinence
La première compétence s’intéresse à l’évaluation du patient dans sa globalité et à l’utilisation des moyens adaptés pour juger de son état de santé. Elle fait appel au raisonnement clinique, ce dont le professionnel masseur-kinésithérapeute doit faire preuve. Ce raisonnement clinique passe par la mise en lien entre les informations trouvées dans la situation de soin et les connaissances du praticien. Grâce à cela, il doit être capable de reconnaître des similitudes avec les situations déjà rencontrées auparavant, ou bien de savoir traiter les informations collectées afin d’émettre des hypothèses. Il doit pouvoir entreprendre la recherche de nouveaux éléments pour confirmer ou réfuter ces hypothèses.

Cette capacité passe avant tout par la connaissance théorique. La connaissance de l’anatomie, de la cinésiologie, de la physiologie, de la biomécanique mais également des relations causales entre différents mécanismes physiopathologiques est nécessaire pour mener à bien ce cheminement de la réflexion. L’expérience joue bien évidemment aussi un rôle important. C’est avec elle que le masseur-kinésithérapeute saura associer les éléments entre eux, les symptômes, pour cheminer plus efficacement vers les hypothèses qu’il a besoin de tester. Le professionnel masseur-kinésithérapeute met ainsi en œuvre un processus de médiation de ses connaissances son expérience pratique et théorique.

Compétence 2 : Concevoir et conduire un projet thérapeutique en masso-kinésithérapie, adapté au patient et à sa situation
Mots clés: projet thérapeutique, objectifs, prise en charge
La deuxième compétence « Concevoir et conduire un projet thérapeutique en masso-kinésithérapie, adapté au patient et à sa situation » permet au masseur-kinésithérapeute de concevoir un plan de traitement adapté au patient en faisant appel aux bons moyens (matériels et humains) et avec la notion de prise en compte des objectifs et de l’évolution du patient.
Dans la continuité de la première compétence, le masseur-kinésithérapeute doit identifier les données cliniques pertinentes au suivi de l’évolution du patient. Il lui faudra choisir les options d’intervention les plus adaptées à la situation selon l’hypothèse retenue, planifier cette intervention, puis l’appliquer avec le patient. Le masseur-kinésithérapeute doit alors être capable de confronter les nouvelles données recueillies chez le patient avec son plan de traitement. Il pourra ainsi déterminer si le traitement est efficace ou bien s’il est nécessaire de formuler de nouvelles hypothèses grâce aux données obtenues par le bilan de suivi.

Compétence 3 : Concevoir et conduire une démarche de promotion de la santé, d’éducation thérapeutique, de prévention et de dépistage
Mots clés: prévention, dépistage, éducation thérapeutique
La troisième compétence place le masseur-kinésithérapeute dans une « démarche de promotion de la santé, d’éducation thérapeutique, de prévention et de dépistage », c’est-à-dire en tant que conseiller, éducateur et acteur de la prévention. Il est alors chargé de positionner le patient (ainsi que son entourage) comme coauteur de sa rééducation et de sa santé, grâce à une démarche éducative et pédagogique. Ces compétences ont pour objectif d’impliquer le patient dans sa rééducation et dans sa santé en général, favorable à la prévention et bénéfique à la santé publique.

Compétence 4 : Concevoir, mettre en œuvre et évaluer une séance de masso-kinésithérapie
Mots clés: suivi du patient, organisation de la séance, adaptation de la prise en charge
La quatrième compétence « Concevoir, mettre en œuvre et évaluer une séance de masso-kinésithérapie » traite de la séance de masso-kinésithérapie dans sa globalité, en abordant des aspects de sécurité, d’adaptation, de communication et de continuité.

Alors que la deuxième compétence s’intéressait à la définition des objectifs du projet thérapeutique et à sa conception, incluant le choix des interventions et leur modalité de mise en œuvre, la quatrième compétence aborde la manière dont la séance est menée et construite par le masseur-kinésithérapeute. Cette compétence couvre ainsi toute la période de l’entrée du patient dans le milieu de soin, jusqu’à l’enregistrement des données relatives à la séance. Elle traite de l’organisation des soins et de la mise en œuvre de l’intervention souhaitée pendant la séance. Les notions d’évolution et d’adaptation au patient sont toujours au centre de la compétence, tant sur le plan physiopathologique que psychologique.

Compétence 5 : Établir et entretenir une relation et une communication dans un contexte d’intervention en masso-kinésithérapie
Mots clés: communication, relation de soin, alliance thérapeutique
La cinquième compétence « Établir et entretenir une relation et une communication dans un contexte d’intervention en masso-kinésithérapie » s’attache à la communication avec le patient, dans une optique d’adhérence au traitement et une relation d’aide.
Dans cette recherche d’adhérence à la rééducation et aux soins, le professionnel masseur-kinésithérapeute pourra être amené à instaurer une relation de confiance avec un patient qui ne le connaît pas encore, à adapter sa communication en fonction de son profil et à expliquer, parfois en détail mais toujours de façon limpide, les objectifs et effets de l’intervention mise en place. Cette relation implique également la responsabilisation du patient dans sa rééducation (faisant écho à la compétence numéro trois) et par l’assurance d’un soutien au patient sur toute la période des soins.

Compétence 6 : Concevoir et mettre en œuvre une prestation de conseil et d’expertise dans le champ de la masso-kinésithérapie
Mots clés: expertise du MK, santé publique, logistique
La sixième compétence s’intitule « Concevoir et mettre en œuvre une prestation de conseil et d’expertise dans le champ de la masso-kinésithérapie ». Elle va déterminer la capacité du professionnel masseur-kinésithérapeute à guider le patient vers le matériel adapté à ses déficiences, ses incapacités et son handicap. Cela implique notamment une connaissance des textes relatifs aux avantages auxquels la situation du patient lui donne droit.

Compétence 7 : Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle
Mots clés: esprit critique, formation, adaptabilité
L’évolution de la pratique du professionnel masseur-kinésithérapeute est abordée dans la septième compétence « Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle ». Cette partie amène le masseur-kinésithérapeute à prendre du recul sur la manière dont il pratique. En développant son esprit critique, en identifiant les domaines dans lesquels il se sent le moins apte et en confrontant sa pratique à celle d’autres professionnels, il favorise une prise en charge qualitative de sa patientèle et améliore son intervention masso-kinésithérapique.

Pour cela, différents moyens sont à sa disposition. A travers la recherche bibliographique ou bien en participant à des formations, il peut actualiser les connaissances scientifiques des domaines dans lesquels il pratique.

Compétence 8 : Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques
Mots clés: EBP, recherche bibliographique, mémoire
La huitième compétence « Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques » s’intéresse à la capacité du professionnel masseur-kinésithérapeute à conduire une recherche bibliographique scientifique.

C’est en grande partie grâce au mémoire d’initiation à la recherche que les différentes sous-compétences vont pouvoir être développées chez l’étudiant en masso-kinésithérapie.

Compétence 9 : Gérer ou organiser une structure individuelle ou collective en optimisant les ressources
Mots clés: organisation de structure, logistique, gestion des ressources
La neuvième compétence « Gérer ou organiser une structure individuelle ou collective en optimisant les ressources », correspond à la capacité du professionnel masseur-kinésithérapeute à mettre en place une offre de soin à travers une structure. Cette partie couvre de nombreux domaines de compétences. Elle aborde notamment la connaissance de la réglementation de la structure de soin, l’organisation du matériel, la répartition des activités, la comptabilité, les tâches administratives, la planification des rendez-vous et l’utilisation d’outils de gestion divers. Autant de compétences nécessaires pour mener à bien le projet de création ou de pérennisation d’une structure de soin.

Compétence 10 : Organiser les activités et coopérer avec les différents acteurs
Mots clés: interdisciplinarité, relation professionnelle, communication
La dixième compétence « Organiser les activités et coopérer avec les différents acteurs » place directement le masseur-kinésithérapeute dans le système de santé. D’après son contenu, le professionnel masseur-kinésithérapeute doit être en mesure d’entretenir une relation d’interprofessionnalité avec les autres intervenants du système de santé. Il leur transmet les informations, coordonne les actions et intègre leurs champs de compétences pour une prise en charge efficace du patient.

Compétence 11 : Informer et former les professionnels et les personnes en formation
Mots clés: transmission, information, tutorat
La onzième compétence « Informer et former les professionnels et les personnes en formation », dernière à figurer sur le décret, place le professionnel masseur-kinésithérapeute en tant qu’éducateur des professionnels et des stagiaires qu’il est amené à tutorer. Cette compétence s’attache dans une grande mesure à la transmission de connaissance d’une manière pédagogique et progressive. Pour réaliser cette tâche, il est attendu du professionnel masseur-kinésithérapeute la préparation, la supervision et l’évaluation des savoir-faire et des connaissances transmises à l’étudiant.