LE DRAINAGE LYMPHATIQUE MANUEL 

Pratique uniquement par des masseurs kinésithérapeutes.

Un peu d’histoire Il y a 3000 ans déjà, les égyptiens, connaissaient l’existence d’une autre circulation, parallèle à la circulation sanguine.
En 1932, Estrid et Emil Vodder, découvrent qu’en caressant le visage, les œdèmes diminuent. Ils mettent au point les 4 manœuvres de base du drainage lymphatique.
En 1956, le Professeur. Földi, débute ses recherches, révision de l’anatomie et de la lymphologie, il présente sa technique en 1981.
Le Prof. Kubik, a aidé à la connaissance du système lymphatique, en injectant un colorant bleu dans le réseau lymphatique, pour en suivre le cheminement.

UN PEU D’ANATOMIE

Le système lymphatique est formé d’un liquide, la lymphe, de vaisseaux chargés de son transport, les vaisseaux lymphatiques et de plusieurs structures et organes annexes.
Le corps possède 500 à 700 ganglions, chaque organe a des ganglions. Sans ganglions on meurt. Si on étale le réseau lymphatique d’un être humain, on obtient une surface équivalente à un terrain de sport.

Le système lymphatique remplit plusieurs fonctions :

Il draine le liquide interstitiel

Il transporte les graisses alimentaires il élimine des déchets

Il protège l’organisme contre les corps étrangers

La lymphe traverse des structures, les ganglions lymphatiques qui filtres les substances étrangères contenues dans la lymphe, qui sont détruites par la suite par les macrophages par phagocytose. Le canal thoracique est le principal collecteur du système lymphatique. Il reçoit la lymphe en provenance du coté gauche de la tête, du cou et de la poitrine, du membre supérieur gauche et de l’ensemble du corps situé sous les côtes. Le canal thoracique prend naissance à la citerne de Pecquet simple dilatation situé devant la deuxième vertèbre lombaire. Le canal lymphatique droit draine la lymphe en provenance du côté droit supérieur du corps.

La lymphe circule à travers les ganglions lymphatiques dans une seule direction, les vaisseaux sanguins entrent et sortent du ganglions. La lymphe prend environ 48 heures à faire un tour complet

Le drainage lymphatique est une des nombreuses fonctions physiologiques, au même titre que les autres fonctions automatiques de l’organisme.
L’aspect souvent incolore de la lymphe a sans doute contribué à lui accorder un rôle à ce point discret qu’il a fallu très longtemps avant que les chercheurs ne s’y intéressent vraiment.
Aujourd’hui, les caractères essentiels de la fonction lymphatique sont établis, bien que de nombreux aspects, notamment les fonctions ganglionnaires, son rôle dans les réaction immunologiques, soient relativement peu élucidés.

Le drainage lymphatique manuel fait partie des techniques utilisées pour favoriser la circulation dite « de retour ». C’est une technique de massage essentiellement manuelle qui accélère ou force la lymphe en la dirigeant vers les ganglions des aines, des aisselles et vers la veine sous-clavière. En fait, on accélère la circulation lymphatique. Pour comprendre l’importance du système lymphatique, il suffit de se rappeler que si l’apport d’énergie est indispensable à toute vie, l’élimination des déchets ne l’est pas moins. Dans cet équilibre apport-élimination, les structures lymphatiques assurent l’élimination des produits de gros volumes dont la présence au contact des cellules entraînerait des modifications importantes des tissus, pouvant aller jusqu’à leur destruction.
C’est dire l’importance de tous les moyens thérapeutiques qui peuvent lutter contre la perte de la fonction lymphatique (concerne uniquement les dysfonctions du système lymphatique, exemple les œdèmes, ou l’absence de ganglions suite à une intervention chirurgicale).

CHAMP D’APPLICATION DU DRAINAGE LYMPHATIQUE MANUEL

Oedèmes

Inflammations (suite à un traumatisme, ex. entorse de cheville, œdème post-opératoire, etc.)

Cicatrices

– « Gros bras » post opératoire

Ulcères

Dysfonctions du système lymphatique

Problèmes de rétention d’eau « jambes lourdes »

Contre-indications

Dans le Drainage Lymphatique Manuel, on distingue deux types de contre-indications :

1. Contre-indications absolues :

infections en phase aiguë, tuberculose, tumeurs malignes suspectées (traitement seulement avec ordonnance médicale),

2. Contre-indications relatives :

insuffisance rénale (selon phase de la maladie et traitement en cours), insuffisance cardiaque, asthme, hyperthyroïdie.

2018-11-08T17:04:37+02:00